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La psychologie positive au travail : un vecteur de performance !


Augmenter la performance des équipes en agissant sur leur niveau de bien-être ? Oui, c’est possible ! Et nous allons ici voir comment agir sur ce lien de cause à effet de manière positive, tant au niveau individuel qu’organisationnel.

Commençons par un peu de mise en contexte. Il existe ce que l’on appelle le cercle vertueux de la performance : plus de bien-être entraine un engagement accru des collaborateurs, qui entraine à son tour une augmentation de la performance. « Bien-être » et « entreprise », souvent perçus comme antagonistes, se révèlent en réalité être deux notions indissociables pour performer. Alors comment actionner ce levier de performance ? Une clé : s’appuyer la psychologie positive.


Psychologie Positive Grenoble Camille Lamouille

Théorisée en 1998 par Martin Seligman[1], la psychologie positive « représente l’étude des processus et conditions menant au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des organisations ».[2]Attention, la psychologie positive n’est pas le positivisme. Il ne s’agit pas de nier le négatif, mais de renforcer le positif !

Une entreprise qui met l’accent sur les faiblesses des collaborateurs, c’est-à-dire qui met son énergie à pallier ses lacunes, diminue sa performance de 27%. En revanche, une entreprise qui met l’accent sur les forces des collaborateurs, c’est-à-dire qui met son énergie à faire grandir et potentialiser les talents des collaborateurs augmente sa performance de 36%.[3]


I. Inverser la recette du succès

La recette du succès la plus généralement suivie est celle-ci : « si je travaille dur alors je réussirais mieux. Et si je réussis mieux, alors finalement je serais heureux ! » Cette formule de motivation découle de nos modes d’éducation, de management et de notre système de croyances. Toutefois, cette formule est scientifiquement invalide. En effet, chaque fois que notre cerveau enregistre une réussite, il cherche à accomplir davantage et à aller encore plus loin. Ainsi, si l’on se fie à la recette de la motivation ci-dessus, le cerveau ne parviendra jamais au niveau de bonheur qu’il s’est lui-même fixé.


En réalité, les recherches scientifiques démontrent que notre cerveau fonctionne à l’inverse de cette formule. C’est lorsque l’on augmente notre niveau interne de positivité que notre cerveau ressent ce que Shawn Achor[4]a appelé un avantage de bonheur. Un avantage de bonheur permet au cerveau d’être 31% plus productif, efficace, créatif, dynamique, résilient et motivé qu’en mode négatif.[5] Il conviendrait donc de fonctionner selon la recette suivante : « si je suis heureux, alors je serais plus productif, plus rapide et plus motivé. Et si je suis plus productif, plus rapide et plus motivé, alors je réussirais mieux. »


II. Les atouts du mode positif


Psychologie Positive Grenoble Camille Lamouille


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Le bien-être entraîne l’engagement qui entraîne la performance. La question centrale est donc comment accroître son niveau de bien-être personnel et favoriser celui de ses collaborateurs. [6][7]




III. Cultiver son expérience personnelle de manière positive


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Cultiver notre expérience personnelle représente finalement le plus gros du travail. Si je bouge, le système bougera de lui-même !

Il est vrai que tout le monde ne nait pas avec le même capital bonheur. En effet, notre perception des émotions positives est héréditaire à 50%. Contre toute attente, seulement 10% dépendent des circonstances extérieures de la vie. Ainsi gagner au loto, avoir un enfant, perdre un être cher, devenir handicapé, tous ces évènements de la vie ne modifient que très peu notre niveau de bonheur sur le long terme. La bonne nouvelle, c’est qu’il nous reste une part de 40% sur laquelle chacun de nous peut agir ! « Aucun évènement dans votre vie ne vous a jamais rendu heureux ou malheureux. C’est la comparaison entre un évènement donné et la façon dont vous percevez ce que doit être une vie réussie qui vous rend heureux ou malheureux. »[8]