Oser dépasser nos blocages mentaux pour atteindre nos objectifs !



« Ne crois jamais ce que tu penses »

Il y a un an et demi, je pensais à m’inscrire dans un parcours de formation au métier de coach. Après quelques recherches je trouve le centre de formation qui me plait. En creusant, je découvre qu’un des prérequis pour déposer une demande d’admission est d’avoir 10 ans d’expérience professionnelle minimum. A l’époque, j’en suis à 4 ans d’expérience professionnelle. Déçue et résignée, je décide de ne pas postuler. En janvier dernier, en discutant avec mes collègues je leur dis combien j’aimerais rejoindre ce programme mais que cela est impossible car je ne remplis pas les critères. C’est là que mes collègues, super coachs qu’ils sont, m’aident à faire péter ma croyance limitante et ni une ni deux voilà que j’ose postuler. Dès ma lettre de motivation je choisis de mettre les pieds dans le plat : « oui je ne justifie pas de dix années d’expérience professionnelle à proprement parler, et en même temps je porte dix ans de vécu dans le développement personnel, les relations humaines, la conscience de soi et des autres, la formation et la facilitation de groupe, qui me permettent aujourd’hui de me sentir légitime à participer à ce parcours. Si le coaching c’est accompagner une personne à ce qu’elle se donne les permissions nécessaires pour avancer sur son chemin de vie, alors je me donne la permission de soumettre ma candidature et ainsi de passer de l’intention à l’action. » Après un entretien téléphonique, je suis reçue dans le parcours. Cette leçon de frein mental et d’oser l’audace me portera longtemps. On en parle ?


Nos perceptions nous limitent


« Beaucoup de souffrance, beaucoup de malheur surviennent lorsque vous prenez chaque pensée qui vient dans votre tête pour la vérité. » - Eckhart Tolle -

Il n’y a aucune situation problématique en soit. Le problème réside toujours dans l’interprétation que nous donnons à la situation dite. Nous construisons nos propres situations problématiques et bloquantes.


Ce qui nous enferme ce sont nos perceptions. Et bien souvent, nous créons des prophéties auto-réalisatrices à partir de ces perceptions que nous pensons justes. Je crois si fort que quelque chose va arriver (souvent en négatif), que cela vient nécessairement à se produire comme mes actions s’alignent avec ma projection. Le cerveau déteste avoir tort. Je pense que je ne suis pas capable d’avoir ce nouveau poste alors je ne postule pas (ainsi je suis sûre de ne pas l’avoir, j’avais raison), j’ai peur que cette relation ne fonctionne pas alors je ne m’y engage pas (ainsi je suis sûre que ça n’aboutisse à rien, j’avais raison), je trouve que mon collègue n’est pas très aimable envers moi alors j’observe tous les comportements qui confortent cette analyse (ainsi je suis sûre que j’avais raison et il va finir par vraiment ne pas m’apprécier). Souvenez-vous que l’on trouve ce que l’on cherche.


« Les croyances sont toutes les affirmations personnelles, conscientes ou inconscientes, que tu estimes être vraies sur toi, les autres et ton environnement. (…) Du coup quand ça fait super longtemps que tu crois un même truc tu finis par le confondre avec la réalité » Et c’est là que nos croyances nous limitent. (Youtube : Et tout le monde s'en fout - Les croyances).


Le Talmud dit « tu ne vois pas le monde tel qu’il est mais tel que tu es ». Toutes nos analyses et interprétations de la réalité ne sont en fait que des projections de ce que nous sommes et de la façon dont nous voyons la vie.


Il y a beaucoup de processus cognitifs qui nous poussent à l’échec à coup sûrs, on appelle cela des distorsions :

- La pensée binaire ou logique du tiers exclu : c’est bien ou c’est mal, c’est cette solution ou cette autre, il n’y a pas d’alternatives. « Soit c’est elle qui part, soit c’est moi » (une troisième solution pourrait être de faire une médiation par exemple).

- La surgénéralisation : je dégage des conclusions définitives à partir de faits insuffisants ou à partir d’un évènement survenu une seule fois. « Il ne souhaite pas me revoir. De toute façon, je ne suis pas douée en amour. »

- Le système de croyance-perception autovalidant ou biais de confirmation : je ne sélectionne dans les situations que les éléments qui viennent confirmer ce que je pense déjà. Je viens valider mes croyances. Nous croyons ce que nous voulons croire. Exemple : si je suis climatosceptique je ne vais sélectionner autour de moi que les informations confirmant que le réchauffement de la planète n’est pas réel.

- Les prophéties autoréalisatrices : On trouve ce que l’on cherche. Je vais inconsciemment aligner mes intentions et mes actions sur ce que j’ai projeté a priori. Donc le résultat va nécessairement aboutir à ce que j’avais prévu puisque je n’ai pas fait en sorte qu’il en soit autrement.

- Biais de négativité et pensées parasites : 80% de nos pensées sont négatives et 95% des pensées que nous avons sont les mêmes que la veille

- …


Notre vérité est fondée sur nos croyances. Et nos actions s’alignent sur notre vérité.

« La carte n’est pas le territoire » dit Alfred Korzybski en PNL (Programmation neuro-linguistique). Le territoire c’est la réalité objective, la situation telle qu’elle est vraiment. La carte correspond à notre perception de cette réalité, perception subjective qui nous est propre. La carte n’est pas le territoire signifie que notre perception de la réalité n’est pas la réalité. Si je cherche une carte départementale de la France et que l’on me donne une carte des vins en France, je vais forcément percevoir la carte comme fausse. Ces différentes perceptions sont à la base de la majorité des conflits. Garder cela en tête permet de se souvenir que nous avons sur toute situation une perception, perception qui peut être positive et utile, ou perception qui peut être limitante et freinante. Encore faut-il en avoir conscience.


Pour oser, il faut adopter une nouvelle lecture de la réalité !


« Les choses ne changent pas. Change ta façon de les voir, cela suffit » Lao Tseu.


Si la question est « comment oser plus ? » alors la réponse se trouve dans cette autre question : quelle meilleure perception de la situation puis-je adopter pour me permettre de passer à l’action ?


Je crois (avec beaucoup d’humilité dans mon statut de bébé coach) que c’est la question à la base du coaching. Comment accompagner le coaché à adopter une perception différente et plus positive de la situation afin que cela le remette sur le chemin de l’action. Car le changement s’opère par l’action.


Comment dépasser ses croyances limitantes et freins internes :


- Prendre conscience du film que je me raconte sur la situation (nous sommes tous des scénaristes professionnels de notre propre vie)


- Objectiver la situation : que se passe-t-il réellement et de manière objective ?


- Passer ma croyance au travers des 3 passoires de Socrate : la croyance est-elle vraie ? Est-elle bonne pour moi ? Est-elle utile ? Si une des réponses est « non », ma croyance me limite et mérite d’être revisitée.


- Travailler son estime de soi : si mes actions découlent en partie des perceptions que j’ai sur moi, j’ai un intérêt à travailler mon estime personnelle


- Adopter des perceptions plus positives sur les situations, porter ses lunettes roses


- S’exercer à percevoir le positif avant le négatif et à le valoriser en premier


- Distinguer mes croyances aidantes (qui me procurent de la joie, de la confiance et me poussent à une action positive) des croyances limitantes (qui me procurent de la peur, du rejet et qui m’enferment)


- Discuter avec mon entourage pour confronter les hypothèses et interprétations de la situation


- Travailler son growth mindset, ou état d’esprit en développement (lire l’article ici) : plutôt que de croire que je suis nulle en prise de parole en public et donc tout faire pour éviter l’exercice, considérer que chaque prise de parole me permet de m’entraîner et de m’améliorer, et donc de tendre vers un résultat plus positif


- Décaler sa perception en se demandant ce que dirait Nelson Mandela, le gagnant de Koh Lanta, le rebel, etc, dans ma situation.


- Éviter d’utiliser les termes généralisant comme « toujours », « jamais », « à chaque fois », « tout le monde »


- Se faire accompagner en coaching pour atteindre un objectif, ou en thérapie pour comprendre ses mécanismes


- ‘Faire comme si’. “Fake it until you make it. Fake it until you become it!” prône Amy Cuddy. Faire semblant que l’on est à l’aise dans la situation, l’incarner jusqu’à le devenir. Au théâtre d’impro, je me dis souvent « fais comme si tu n’étais pas gênée de faire cet exercice », « fais comme si tu étais super extravertie », ça marche du tonnerre (mes camarades me disent que j’ai l’air très à l’aise… ;) )


- OSER tout simplement !


"L'expérience des autres est un peigne pour les chauves" dit un proverbe chinois. La confiance en soi se gagne par notre seule expérience. Et si vous osiez ?



- Camille Lamouille -

http://camillelamouille-psychologiepositive.comwww.elveor.com


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